Science ~ Le procédé technologique

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

              

          Science ~ Le procédé technologique

Coran: Sourate 18- Al Kahf 

« verset 92- Puis, il suivit (une autre) voie.
« 93- Et quand il eut atteint un lieu situé entre les Deux Barrières, il trouva en deçà une peuplade qui ne comprenait pratiquement aucun langage.
»
94-”Ils lui dirent : Tholkarnaïn ! les Ya’joûj et les Ma’joûj (Gog et Magog) sont de véritables destructeurs sur terre. Pourrions nous te payer un tribut afin que tu ériges un rempart entre nous et eux”?
«
95- Il répondit: “Ce que Mon Seigneur m’a conféré vaut plus”.
Aidez moi plutôt avec une force ; je vais construise un remblai entre vous et eux.

Il importe de souligner que Thoulkaranïn n’était pas venu avec une grande armée comme la plupart des conquérants, c’est pourquoi il exigea de la main d’œuvre.
Il précisa d’emblée la nature de son ouvrage : Il s’agissait d’ériger par-dessus la route à couper, une digue faite de remblai. Est-ce un remblai rocheux extrait de la montagne ou un remblai tout venant ramené de la vallée ? Les deux matériaux disponibles sur place, pouvaient convenir. Mais je pencherai plutôt vers le tout venant qui est plus facile à extraire et à transporter et plus rapide à amasser. Le terme arabe “radm” utilisé par le Coran, le suggère d’ailleurs.
Une fois le remblai constitué, l’ingénieur procéda à son blindage.

«
96- “Apportez- moi des blocs de fer, dit-il“. »


L’expression arabe “Zoubar” peut signifier blocs ou gros barreaux. Ces derniers allaient être empilés sur le remblai, jusqu’à joindre les deux flancs de la montage. L’expression coranique est très expressive : “Saoua” veut dire joindre et mettre à niveau. L’ouvrage a été donc ancré dans la montagne et élevé jusqu’à atteindre le niveau des deux rives de la vallée.
Ainsi, l’Ingénieur des barrages du sixième siècle Av. J.–C. a eu recours à la main d’œuvre locale pour le transport des matériaux et pour la constitution du remblai ; il a eu recours aux fonderies pour la confection d’une quantité industrielle de blocs de fer. Nous pouvons imaginer ce gigantesque chantier et l’activité exceptionnelle que ce projet a procurée à cette population isolée.
Sur le plan technique, nous savons que le fer sort de fonderie sous forme de fonte ; celle-ci est fragile. L’ingénieur Thoulkaranïn lui a fait subir le traitement métallurgique que les aciéries modernes pratiquent de nos jours. Il est évident que les nombreux montagnards qu’il a embauché pour cette tâche, ont dû être formés et assistés de près.

« Puis, lorsqu’ il en eut comblé l’espace jusqu’à la hauteur des deux montagnes, il ordonna : “Soufflez!”».
Si le Coran ne nous l’avait pas dit, on n’aurait  jamais pensé que six cents ans avant Jésus, les hommes savaient construire des souffleries aussi géantes pour attiser un feu aussi gigantesque tout le long d’une digue couverte de blocs de fer. L’air soufflé même de nos jours par les métallurgistes, joue un double rôle : Entretenir une flamme vigoureuse et chaude, et injecter de l’oxygène dans la fonte pour la réduire en acier. En effet, le gaz carbonique et l’oxyde de carbone dégagés par la flamme, assurent cette transformation. La teneur en carbone de l’acier ne doit pas dépasser 1.7%
L’ouvrage fut transformé en feu, dit le Coran. En première lecture, j’avais pensé que cette expression voulait simplement dire que le fer avait été élevé à une température telle qu’il avait la couleur de la flamme, c’est-à-dire un jaune pâle avoisinant les 1200 °C. Mais en me référant à la littérature du fer et ses dérivés, je me suis rendu compte que l’expression coranique renfermait une réalité technique bien connue : A cette température de recuit, le carbone et les impuretés renfermées dans les barreaux de fer brûlent en giclant des étincelles. La masse de fer qui recouvrait le remblai, s’est donc bel et bien transformée en un feu réel, comme nous le voyons dans un creuset de fonderie !
“Et lorsqu’il transforma l’ouvrage en feu, il ordonna :
Amenez-moi du cuivre en fusion que je vais verser pardessus.”
L’Ingénieur de l’Antiquité passa donc à la phase ultime de consolidation de l’ouvrage et à la soudure des blocs d’acier entre eux. Les sidérurgistes savent que c’est une opération délicate et doit se faire dans des conditions de température et dans des délais bien calculés :
Le Coran utilise le terme “Elkitr” c’est à dire du cuivre en fusion. Celui-ci avait dû être préparé à l’avance, dans des fonderies sur le site.
Là encore Thoulkaranïn a fait appel à des ouvriers spécialisés, formés sur place.
De ce temps là et jusqu’à une époque peu lointaine, les hommes appelaient cuivre ses alliages laiton et bronze. Ils ne savaient pas purifier le cuivre tel que nous le faisons de nos jours. Les ouvriers de Thoulkarnaïn fabriquaient donc du bronze. Nous étions encore à l’âge du bronze.
Rappelons-nous que la température de fusion du cuivre et de ses alliages est de 1080 °C, Déversé sur de l’acier en feu à 1200 °C, il provoque une véritable trempe douce. L’acier se fragilise mais il devient très dur. Il est en plus protégé contre la corrosion rapide. Isolé de l’air libre par l’écran en bronze, son refroidissement est ralenti ; Les métallurgistes peuvent attester qu’il s’agit là d’un art métallurgique exceptionnel !
Que se passa-t-il lorsque l’ouvrage s’était refroidi ?
Le rempart consolidé était devenu aussi dur et robuste que l’acier trempé et aussi lisse qu’une plaque de cuivre polie. Le résultat escompté fut atteint :

« 97- Ainsi, ils ne furent capables ni de l’escalader ni de l’ébrécher».
Ce constat du Coran est une attestation de réussite qu’il a discernée à l’ingénieur des barrages de l’antiquité.

Et Thoulkaranïn de conclure dans son “discours d’inauguration” :
« 98- C’est par la grâce de mon Seigneur que cet ouvrage a pu être réalisé! Et lorsque l’échéance fixée par mon Seigneur arrivera, il l’écrasera. La promesse de mon Seigneur est certitude“.

Concernant le barrage de Thoulkarnaïn, l’ordre d’anéantissement aurait-il été donné ? aurait-il été enfoncé sous terre ? Est-il en ruine sous les décombre d’une montagne ? Existe-t-il encore de nos jours? Les archéologues pourront peut-être nous le dire…
Loin d’être économique, le procédé technologique de Thoulkaranïn a été néanmoins très efficace. Il employa les méthodes de traitement thermique et métallurgique appliqués encore de nos jours. Le Coran nous les a rapportés avec une précision étonnante, et dans un style inimitable.

Source: merveillescoraniques.net

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