Khotba du 13-02-09 ~ La bienveillance envers les parents

Louange à ALLAH, nous le louons et nous lui demandons pardon, et nous cherchons refuge auprès d’ALLAH contre nous même, et contre nos mauvaises actions. Celui qu’ALLAH guide, il ne sera point perdu, et celui qu’ALLAH égare, il ne sera point guidé. Et je témoigne que LE Seul qui mérite l’adoration est ALLAH et que Mouhammed est Son serviteur et Son messager.

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L’islam insiste sur les relations entre les hommes. Le musulman doit entretenir de bonnes relations avec autrui tant que celles-ci ne l’amènent pas à tomber dans la mécréance ou à désobéir à Dieu. Le musulman veille à ses relations avec les proches, les voisins,… Ces relations doivent être empreintes de fraternité, d’affection et d’amour. La plus importante de ces relations est celle qui le lie à ses parents, car Dieu dit : « Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers vos pères et mères » (4,36). Et Il dit aussi : « Sois reconnaissants envers Moi ainsi qu’envers tes parents » (31,14).

Abdullah ibn Mass’oud (que Dieu l’agrée) dit : « J’ai interrogé le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) en lui disant : Quelle est l’action que Dieu aime le plus ? Il dit : La prière accomplie à son heure. Abdoullah dit : Et ensuite ? Il répondit : La bienveillance envers les parents. Abdoullah dit : Et ensuite ? Il dit : Le combat sur le sentier de Dieu ». Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) nous indique que parmi les actes qui rapprochent le plus le croyant de son seigneur, figure la bonté envers les parents.

La bonté envers les parents est un des moyens qui permet de se rapprocher le plus de Dieu. Ainsi, celui qui accomplit cette œuvre avec application sera pleinement rétribué.

Dieu dit : « Sois reconnaissant envers Moi [Allah] ainsi qu’envers tes parents ». Donc, tu dois d’abord commencer par remercier Dieu puis ensuite tes parents, car ils sont la cause de ton existence. Ils se sont fatigués pour toi, ils ont veillé la nuit pour ton confort, ils se sont privés de nourriture pour que tu sois rassasié, ils se sont privés pour t’assurer un avenir.

A ce propos, un homme vint auprès de Abdullah ibn ‘Omar (Que Dieu l’agrée) et lui dit : « J’ai porté sur mes épaules ma mère sur une distance de 48 kilomètres afin qu’elle puisse accomplir le pèlerinage. Ai-je acquitté les droits qu’elle détient sur moi ? Il dit : « Non, ne serait ce même un cri de douleur qu’elle a poussé alors que tu étais dans son ventre ». Cette parole de Abdullah ibn ‘Omar montre l’importance des droits des parents à l’égard de leurs enfants. Nous ne devons pas oublié tout le bien qui nous est parvenu à travers nos parents, en particulier, cette affection continue qu’ils chérissent dans leurs cœurs. Dieu exhorte les enfants à être reconnaissants et bienveillants envers leurs parents. Mais Il n’enjoint pas les parents à la bonté envers les enfants car cette affection, cet amour est présent naturellement dans le cœur des parents.

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Pourquoi ce devoir d’être bienveillant avec les parents ? Quelles en sont les conséquences ?

On rapporte qu’un homme rouait de coups son père sur un marché. Les gens s’interposèrent entre le père et le fils et prirent à partie le fils en lui disant : « Comment oses-tu frapper ton père ? ». Le père ne laissa pas son fils répondre et dit : « Laissez mon fils me battre car moi-même, je battais mon père en cet endroit, alors Dieu m’a envoyé un fils qui m’assène de coups à mon tour ! ».

La bienveillance envers les parents procure la bénédiction dans l’existence et les biens.

Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : « Celui qui souhaite que sa vie dure plus longtemps et que ses biens soient démultipliés qu’il agisse avec bonté avec ses parents et qu’il entretienne les liens familiaux ».

L’obéissance aux parents efface les péchés.

Un homme vint au prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) et lui dit : « J’ai commis un très grave péché, comment dois-je me repentir ? Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : Est-ce que ta mère est encore en vie ? Il dit : Non. Il lui dit : Est-ce que ta tante maternelle est encore en vie ? Il répondit : Oui. Il lui dit : Sois bienveillant à l’égard de ta tante ! ».

La bienveillance envers les parents conduit au paradis.

Un jeune compagnon dénommé Jahima (que Dieu l’agrée) vint au prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) et lui dit : « O prophète, je souhaite participer au combat, et je suis venu te demander conseil. Il lui dit : tes parents sont-ils en vie ? Jahima répondit : Oui. Il lui dit : Reste à leurs côtés car le paradis est à leurs pieds.

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Quelles formes doit revêtir la bonté envers les parents ?

Le regard :

Tu dois les regarder avec amour et tendresse. Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : « N’est pas bienveillant celui qui adresse un regard empli de colère à ses parents ». Ne les regarde pas avec dédain ou avec colère. Ne fronce pas les sourcils lorsque tu les regardes. Ne les observe pas du coin de l’œil.

Les paroles :

Dieu dit : « Adresse leur des paroles respectueuses ». Ibn Kathir dit : ces paroles que tu leur adresses doivent être douces, gentilles, tu leur parles avec respect et humilité. Tu ne dois pas être une source d’injure ou de calomnie pour eux. Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : « Parmi les péchés les plus graves figurent l’insulte adressée à ses parents. Les compagnons dirent : O prophète, comment un homme peut-il insulter ses parents ? Il dit : l’homme insulte les parents d’une autre homme. Celui-ci à son tour insulte ses parents ». Tu ne dois pas les ennuyer, les énerver ou grogner…

Dépenser pour eux :

Tu dois dépenser de ton argent pour veiller à leurs besoins et à leur confort.

Respect exigé :

Nous avons l’obligation de leur vouer le respect. Abou Hourayra (Que Dieu l’agrée) vit deux hommes. Il dit à l’un d’eux : Quel est le lien entre toi et cet homme. Il répondit : C’est mon père. Il lui dit : Ne l’appelle pas par son prénom, ne marche pas devant lui et ne t’assieds pas avant lui !

Répondre à leur appel :

Tu dois répondre à leur appel même lorsque tu pries une prière surérogatoire.

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Quelle est la récompense pour la bonté envers les parents ?

Lorsque tu es respectueux envers tes parents, tu es récompensé ici-bas et dans l’au-delà. Un jeune homme s’apprêtait à quitter sa mère à la recherche de la science. Sa mère lui demande de prendre l’engagement devant Dieu de toujours dire la vérité et de ne jamais mentir. L’enfant accepte et se met en route. Sur le chemin, la caravane dans laquelle se trouve ce jeune est assaillie par les brigands. Les voleurs se saisissent de tous les biens de la caravane. Ensuite, ils se tournent vers le jeune et lui disent « Qu’as tu comme biens ? ». Le jeune répond : « J’ai sur moi 40 dinars ». Les brigands se mettent à ricaner et à se moquer de lui tout en s’en allant. Lorsqu’ils arrivent à leur repère dans les montagnes, leur chef leur demande s’ils se sont accaparés tous les biens de la caravane. Ils acquiescent et racontent leur histoire avec le jeune homme. Leur chef dit : « Amenez moi ce jeune homme sur le champ ». Les bandits reprennent le chemin et amènent le jeune. Le chef dit au jeune : « Combien as-tu d’argent ? ». Il dit : « 40 dinars ». Il lui dit : « Où sont-ils ? ». Le jeune saisit sa bourse et lui montre. Le chef des brigands lui dit : « Es-tu fou, tu oses montrer ton argent avec autant de facilité ? » Il lui dit : « Oui, bien sûr ». Le chef lui dit : « Pourquoi donc ? ».  Le jeune dit : « J’ai promis à ma mère de toujours dire la vérité et de ne jamais mentir ! ». Le chef s’écrie : « Il n’y a de force ni de puissance q’en Dieu ! Ce jeune a peur de ne pas tenir l’engagement qu’il a donné à sa mère, alors que nous nous trahissons l’engagement de Dieu et cela ne nous effraie pas ». Il dit : « O Allah, je Te prends à témoin que je formule le voeu de me repentir. Je vais rendre tous les biens que nous avons dérobé à leurs propriétaires ». Les autres voleurs s’exclament : « Tu es le chef des bandits de grands chemins et tu es également à notre tête dans le repentir ». Ils se sont tous repentis par l’intermédiaire de ce jeune vertueux. Ainsi ce jeune a été préservé sur terre des méfaits de ces brigands grâce à l’aide de Dieu mais aussi car il a respecté sa mère.

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Parmi les bonnes actions à perpétuer après la mort des parents :

1) Invoquer le pardon de Dieu pour eux et demander à ce qu’Il les préserve de l’Enfer et qu’Il les mènent au Paradis. Dieu dit : « et dis : “O mon Seigneur, fais-leur, à tous deux, miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit” ». Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : « Lorsque le fils d’Adam meurt, ses actions s’arrêtent sauf trois : une aumône continue, une science qui est utile ou un enfant pieux qui prie pour lui. »

2) Faire des dons à l’endroit des parents. Un homme interrogea le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) en disant : « Mon père est mort et n’a laissé aucune volonté particulière. Si je fais des dons pour lui, est-ce qu’il reçoit la récompense ? Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : Bien sûr ».

3) Rembourser les dettes qu’ils avaient contractées et accomplir les obligations qu’ils n’ont pas accomplies comme le pèlerinage ou les engagements qu’ils avaient contractés.

4) Continuer à rendre visite à la famille et à leurs amis.

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DEUXIÈME PARTIE

Quelles sont les sanctions qu’encourt celui qui a un mauvais comportement envers ses parents ?

1) Sanction sur terre :

Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : « Tous les péchés, Dieu choisit soit d’envoyer la sanction sur terre ou de la remettre au jour du jugement sauf la désobéissance aux parents car Dieu envoie la sanction sur terre avant la mort ».

2) La perdition :

Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : « Que son visage soit traîné dans la boue ! Que son visage soit traîné dans la boue ! Les compagnons dirent : Qui, O prophète ? Il dit : Celui qui a connu ses parents et qui n’accèdent pas au paradis ».

3) Impossibilité de prononcer la profession de foi avant la mort :

On rapporte qu’à l’époque du prophète, un jeune nommé ‘Alqama fournissait beaucoup d’efforts dans les actes de dévotion : la prière, le jeune, l’aumône. Il tomba malade, et sa maladie s’aggrava si bien que son épouse envoya quelqu’un porter la nouvelle au prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) en disant : Mon mari, ‘Alqama, est à l’agonie, je voulais t’en informer. Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) dépécha ‘Ammar, Souhayb et Bilal (que Dieu les agrée) et leur dit : Allez le rejoindre et faites lui prononcer la profession de foi. Lorsqu’ils arrivèrent, ils entrèrent et le trouvèrent dans l’agonie finale, ils essayèrent de lui faire prononcer « La ilaha illa Llah » (Point de divinité autre qu’Allah). Mais, sa langue ne pouvait prononcer un son. Ils envoyèrent un messager au prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) pour l’informer qu’il n’arrive pas à prononcer l’attestation de foi. Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : Ses parents sont-ils vivants ? On lui dit : Sa mère est très âgée. Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) la fit amener. Elle le salua et il répondit à son salut et lui dit : O Oum ‘Alqama, dis moi la vérité car si tu mens, tes propos me seront démentis par la révélation de Dieu. Quelle était la situation de ton fils ? Elle dit : O prophète, il priait beaucoup, il jeûnait beaucoup, et il donnait beaucoup d’aumône. Il lui dit : Quelle est ta situation ? Elle répondit : O prophète, je suis en colère après lui. Il lui dit : Pourquoi ? Elle dit : Il me préférait à son épouse et il me désobéissait. Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : La colère d’Oum ‘Alqama empêche la langue de ‘Alqama de dire la profession de foi. Il dit : Bilal va me chercher beaucoup de bois. Elle dit : O prophète que comptes-tu faire ? Il dit : Je vais le brûler devant toi. Elle dit : O prophète, je ne peux supporter de voir mon fils être brûlé devant moi. Il dit : O Oum ‘Alqama, le châtiment de Dieu est plus dure et éternel. Si tu souhaites que Dieu lui pardonne alors sois satisfaites de lui. Par celui qui détient ma vie entre ses mains, toutes ses prières, son jeûne, ses aumônes ne lui sont d’aucune utilité tant que tu es en colère après lui. Elle dit : J’atteste devant Dieu, ses anges et tous les musulmans présents que je suis satisfaite de lui. Il dit : Bilal va t’assurer qu’il arrive à professer l’attestation de foi car il se peut que la mère de ‘Alqama a proféré des paroles qui ne sont pas le reflet de ce quelle a dans le cœur par, honte devant moi. Bilal s’approcha de la maison et entendit les paroles de ‘Alqama : « La ilaha illa Llah » (Point de divinité autre qu’Allah). Lorsque Bilal entra [dans la maison], il dit : O gens, la colère de la mère de ‘Alqama l’a empêché de prononcer l’attestation de foi. Sa satisfaction (de la mère de ‘Alqama) a délié sa langue. ‘Alqama mourut ce même jour, le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) était présent et ordonna qu’on le lave et qu’on l’habille de son linceul, et ensuite il pria pour lui. Il assista également à sa mise sous terre. Ensuite, il se mit à l’extrémité de la tombe et dit : O vous les mecquois (les émigrants) et les médinois (les partisans, les défenseurs), celui qui préfère son épouse à sa mère, alors que s’abatte sur lui la malédiction d’Allah, de ses anges, et de tous les hommes. Dieu n’accepte de lui ni les actes obligatoires ni les œuvres méritoires jusqu’à ce qu’il se repente, et qu’il agisse avec bienfaisance avec sa mère, et qu’il lui demande son assentiment, car l’approbation de Dieu dépend de son approbation et le ressentiment de Dieu découle de sa colère.

4) L’impossibilité d’entrer au paradis

Le prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : « Trois catégories de personnes, Dieu leur a interdit l’entrée au paradis : l’ivrogne, celui qui désobéi à ses parents et celui qui encourage la débauche au sein de sa famille ».

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Quelle attitude adopter avec les parents ?

Sa’d ibn Abi Waqas (que Dieu l’agrée) était plein de bonté pour sa mère. Elle lui dit un jour : Vas-tu délaisser ta religion, sinon je vais me priver d’eau et de nourriture jusqu’à ce que je meurs. Les gens te trouveront ignoble car tu m’auras laissé périr, et ils diront : Il a tué sa mère. Sa’d dit : Chère mère, si tu avais 100 âmes et que chacune d’elles meurt une à une, jamais je n’abandonnerai ma religion. Lorsqu’elle entendu ces paroles, elle comprit que rien ne pourra le détourner de l’Islam et Dieu révéla : « Et si tous deux (parents) te forcent a M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable » (31,15).

On ne doit pas divorcer s’ils le demandent. Un homme vint auprès de l’imam Ahmad (que Dieu lui fasse miséricorde) et lui dit : Mon père me demande de divorcer de mon épouse. L’imam répondit : Ne divorce pas ! L’homme dit : Est-ce que ‘Omar n’a pas ordonné à son fils Abdoullah (que Dieu les agrée tous deux) de divorcer, et celui-ci a divorcé ? L’imam Ahmad répondit : Lorsque ton père aura atteint le degré de ‘Omar, tu pourras divorcé s’il te le demande. ‘Omar était constamment à la recherche de la vérité et ne suivait pas ses caprices.

Lorsque tu hésites entre l’obéissance entre le père et la mère, l’obéissance à la mère est prioritaire selon une majorité de savants. Un homme fit part à l’imam Malik (que Dieu lui fasse miséricorde) d’un dilemme, il lui dit : Mon père vit au Soudan et m’ordonne de le rejoindre, ma mère m’interdit de le rejoindre, que dois-je faire ? L’imam lui dit : Obéi à ton père et ne désobéi pas à ta mère. C’est-à-dire continue à obéir à ta mère, quitte à la prendre avec toi au Soudan.

Ibn ‘Abbas (que Dieu les agrée tous deux) dit : Trois versets contiennent deux obligations chacun. Ces obligations sont indissociables l’une de l’autre. Le premier est le suivant : « Obéissez à Allah et obéissez au Messager » (64,12). Ibn Abbas dit celui qui obéit à Allah et qui désobéit au prophète (Paix et bénédiction de Dieu sur lui), rien ne sera accepté de lui. Le second verset : « Accomplissez la prière et acquittez l’aumône » (2,43), celui qui prie mais refuse de donner l’aumône, rien ne sera accepté de lui. Le troisième verset : « Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents » (31,14), celui qui remercie Dieu et ne remercie pas ses parents, rien ne sera accepté de lui.

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Lorsqu’on s’arrête sur la vie des prophètes (Paix sur eux), on s’aperçoit qu’ils étaient des modèles de bienfaisance envers les parents. Dieu les a élevés ici-bas et dans l’au-delà, et a conservé leurs souvenirs pour l’éternité. Voyons quelques exemples de leurs comportements envers leurs parents afin qu’ils illuminent nos cœurs et que nous prenions de leur parfum en suivant leur exemple.

Nouh (Paix sur lui) nous montre sa bienfaisance à l’égard de ses parents, lorsqu’il implore le pardon de Dieu pour eux, il dit : « Seigneur ! Pardonne-moi, et à mes père et mère et à celui qui entre dans ma demeure croyante, ainsi qu’aux croyants et croyantes » (71,28).

Ibrahim (Paix sur lui) est un modèle, lorsqu’il discute avec son père avec attendrissement et compassion, espérant son salut, Dieu dit à son propos : « Et mentionne dans le Livre, Abraham C’était un très véridique et un Prophète. Lorsqu’il dit à son père : “ô mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit, et ne te profite en rien ? ô mon père, il m’est venu de la science ce que tu n’as pas reçu; suis-moi, donc, je te guiderai sur une voie droite. ô mon père, n’adore pas le Diable, car le Diable désobéit au Tout Miséricordieux. ô mon père, je crains qu’un châtiment venant du Tout Miséricordieux ne te touche et que tu ne deviennes un allié du Diable” » (19, 41-45). Ibrahim a adressé ces paroles éloquentes qui vont droit au cœur. Si celles-ci n’avaient pas trouvé comme barrage, un cœur dure, fermé, elles auraient influé sur son père et l’aurait mené sur le chemin du salut.

Ismaïl (Paix sur lui) nous offre un exemple jamais égalé dans l’obéissance aux parents. Lorsque son père lui dit : « Ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler » (37,102). Quelle a été la réaction du fils pieux ? S’est-il dérobé, ou a-t-il hésité ? Non, mais il dit : « Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé : tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants » (37,102). On rapporte que lorsqu’Ibrahim (Paix sur lui) eu la certitude à propos du songe qu’il avait fait, il dit à son fils : « Mon fils, prends une corde et un couteau, et prenons ce sentier montagneux à la recherche de bois. Lorsqu’ils s’étaient engagés sur ce sentier à l’abri des regards, Ibrahim informa son fils de l’ordre que Dieu lui envoya. Lorsqu’il voulut immoler son fils, celui-ci lui dit : « O père, ligote moi afin que je ne me débattes pas, et ramasse les pans de tes habits afin que le sang ne les souille pas et que ma mère ne vois pas cela. Aiguise bien le couteau, passe rapidement la lame sur ma gorge afin que cela ne soit pas douloureux pour moi. Lorsque tu verras ma mère adresse lui le salut de ma part ». Ibrahim dit : « Quel fils bienveillant ! Tu es d’une grande aide pour moi ! Puis Ibrahim se tourne vers son fils, et tous deux avaient les larmes aux yeux. Ibrahim pose la lame sur la gorge de son fils, mais celle-ci n’entame pas la gorge. Ibrahim aiguise à nouveau, une fois, deux fois, trois fois la lame, mais le couteau ne coupe rien. Ismail dit : « O père, renverse moi et couche moi sur mon visage afin que tu ne vois pas mon visage et que tu ne sois pas éprit de pitié. Alors, rien ne pourra s’interposer entre toi et le commandement de Dieu. Je ne pourrai voir la lame du couteau et ne serai pas effrayé ». Ibrahim fit ce que son fils lui dit et posa la lame sur la gorge de son fils. Le couteau se retourna et une voix s’écria : « Tu as confirmé la vision » (37,105).

Lorsqu’on étudie l’histoire de nos pieux prédécesseurs, on se rend compte qu’ils attachaient une importance particulière à la bienfaisance envers les parents. Arrêtons nous juste sur un exemple, celui de ‘Ali Zeïne El-‘abidine (Fils de Hassan ibn ‘Ali que Dieu les agrée). Il était très obéissant avec sa mère. On lui dit : « Tu figures parmi ceux qui sont les plus bienveillants à l’égard de leur mère. Mais on ne te voit jamais mangé avec elle ». Il dit : « Je crains que ma main se dirige sur un endroit du plat sur lequel ma mère aurait posé le regard. Je crains qu’après cela d’être ingrat ! ».

Que Dieu nous aide à suivre l’exemple des générations vertueuses. Qu’Il fasse miséricorde à nos parents comme ils nous ont élevés petits. Amine.

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